CARENCE EN FER CARENCE DE VIE

ALIMENTATION ET CARENCE EN FER

 La meilleure prévention de la carence en fer reste d'avoir une alimentation équilibrée. Malheureusement, cela n'est souvent qu'un vœu pieux ! Entre les personnes qui ne déjeunent pas ou se contentent d'un café, celles qui courent entre cantines et horaires décalées, celles qui sont obsédées par les calories et le surpoids, celles qui ne digèrent plus rien, les hyper stressées et les surmédicalisées, il est trop souvent utopique de vouloir imposer une alimentation type idéale. Pour un thérapeute, il doit s'adapter aux rythmes et aux habitudes des patients. Et personnaliser au maximum un traitement.

  Retenons toutefois quelques règles basiques, nécessaires à un apport suffisant de fer alimentaire :

LE MATIN :  Abricots secs, pruneaux, noix seront au menu. On pourra varier avec du cacao au lait d'avoine ou  une crème budwig (2) ou des céréales complètes préparées au laits végétaux et de la mélasse noire. Pensez également aux graines germées (notamment au fenugrec) et, si le repas de midi est frugal, au petit déjeuner type anglo-saxon avec œuf mollet ou au plat, saumon ou jambon.

LE MIDI ET LE SOIR :  En cas de fragilité et d'inflammations digestives ( fréquentes dans les grosses carences de fer), évitez absolument de consommer produits laitiers (lait, fromages,yaourts) et produits riches en gluten (pain et pâtes) dans les mêmes repas que les légumineuses (lentilles, soja, pois chiches…), les poissons, les fruits de mer et les viandes. La digestion sera grandement facilitée, l'intestin moins agressé et donc le fer sera mieux assimilé.              Evitez toujours le traditionnel yaourt en fin de repas, remplacez le si nécessaire par une compote.Les fruits seront consommées de préférence avant ou entre les repas.   

Agrémentez les plats riches en protéines,( légumineuses, poissons, viandes) de persil, poireau et algues marines ( wakamé, nori, kombu…).

Les légumes frais et bio seront évidemment à consommer sans modération,sous toutes formes culinaires. Le riz, le millet ou le quinoa (sans gluten) seront les meilleures sources de glucides lents et pourront être associés aux aliments protéiques précités. Préférez le riz complet dans les menus végétariens et le riz demi complet ou blanc en accompagnement du poissons ou des viandes.

Ne pas boire de thé noir ou vert, ni de tisane tannique comme le thym au cours ou trop proche du repas. De même pour le café. Ces boissons peuvent être consommées loin du repas mais préférez tout de même les infusions de plantes ( verveine, camomille,mélisse,cynnorhodon,prêle,cassis…).

La spiruline et la chlorella, algues d'eaux douces très riches en protéines et nutriments, dont le fer, seront à utiliser pour enrichir certains repas. On peut les consommer en poudre, mélangées à du jus de pomme ou saupoudrées sur un plat ou une salade. La forme comprimée évidemment pratique, se prendra en début de repas et à dosages progressifs (commencez par 2 grammes et augmentez. On peut aller jusqu'à 20 g par jour suivant besoins et morphologie).

La betterave rouge est particulièrement intéressante sous forme salade ou jus .Tout comme les graines germées , tel le fenugrec, en salade ou pressées en jus frais.

Le jaune d'œuf liquide permet une bonne assimilation du fer. Il contient toutes les vitamines nécessaires pour cela. D'ailleurs nos ancêtres faisaient régulièrement en cas de fatigue des cures de quelques semaines de jaunes d'œuf, ultra frais, délayés dans de l'alcool pour les adultes et dans du lait, non pasteurisé ou upérisé, pour les enfants. On peut délayer du jaune d'œuf, légèrement cuit , dans des légumineuses, du tofu ( essayez le tofu japonais) ou du lait végétal.


Il peut être nécessaire de prendre des produits de complémentation riches en fer. Soit en cas de carences importantes, soit en cas de correction alimentaire impossible. On trouve en magasins bios d'excellentes préparations au fer qui sont en général bien tolérées digestivement et bien assimilées. Les dosages par prise doivent être au maximum de 14 mg, et le nombre de prises peut monter à 3 par jour. Le sel de fer doit de préférence être chélaté ou intégré dans un mélange de plantes, légumes ou fruits  et accompagné des vitamines B, notamment B9 et B12. La complémentation en fer ne doit poser aucuns problèmes digestifs, sous peine d'une mauvaise assimilation, et poursuivie suffisamment longtemps pour permettre une restauration des stocks de fer. Et une complémentation ne remplace pas une alimentation équilibrée, elle la complète…

 

 



05/11/2008
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